Centre d'interprétation d'Angles sur l'Anglin

le_roc_aux__sorciers.jpgLa découverte
Découvert en 1927, le site est aussitôt identifié comme étant un gisement  du magdalénien moyen - précisément de 14 160 BP*. Il fait l’objet de fouilles intensives à partir de 1947 au cours desquelles sont dégagées les parois couvertes de bas-reliefs. On découvre alors des  bisons, des chevaux, des bouquetins, des rennes, un félin et une représentation féminine qui se succèdent sur 18 mètres de longueur.
Dès 1955, le site est déclaré monument historique. Il passe dans le giron de l’Etat en 1991 grâce au legs de Suzanne de Saint-Mathurin, propriétaire et “ inventeur ” de la frise.

Aujourd’hui la frise magdalénienne du Roc aux Sorciers est reconnue comme étant l’un des plus beaux patrimoines préhistoriques sculptés, et comme le plus rare en France, ce qui lui vaut d’être exposée en partie au Musée d’archéologie nationale à Saint-Germain en Laye. Les gravures au bestiaire réaliste de l’abri Bourdois sont, quant à elles, toujours en place à Angles-sur-l’Anglin.

 

Un lieu pour comprendre
Le centre d’interprétation du Roc aux Sorciers associe muséographie traditionnelle  (reconstitution de la  frise) et techniques innovantes (séquences multimédia). Sur quelques dizaines de mètres, une présentation retrace l’évolution des hominidés et de leurs outils pour parvenir à la période de la frise vieille de 15 000 ans environ. Cette “ règle du temps ” est complétée par des séquences multimédia sur le geste créatif de l’homme de Cro-Magnon, citant en référence les sites majeurs régionaux, nationaux et internationaux.
L’équipement tient compte de son environnement, puisqu’il est conçu dans le respect du milieu originel et de son écosystème. Enfin il est aménagé pour faciliter l’accès et l’information des personnes handicapées.

 

  En savoir plus :

 

Le Roc-oux-Sorciers par Geneviève Pinçon, préhistorienne et directrice des recherches Ministère de la Culture. 

 

Pour le grand public, il y a désormais un Centre d'interprétation   ouvert depuis peu : voir le reportage de France 3